Vos questions sur MaPrimeAdapt'

Les réponses aux questions que l'on nous pose le plus, rangées par thème. Elles valent pour Paris et les six départements où nous intervenons.

Qui peut en bénéficier

L'âge, le handicap, les revenus et le statut dans le logement.

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Qui peut bénéficier de MaPrimeAdapt' ?Dès 60 ans, et sans condition d'âge en cas de handicap reconnu.

À partir de 70 ans, l'âge suffit. Entre 60 et 69 ans, il faut en plus avoir rempli un questionnaire sur l'autonomie (le GIR), quel qu'en soit le résultat : nous le faisons avec vous au téléphone. Sans condition d'âge, avec un taux d'incapacité d'au moins 50 % ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Il faut occuper le logement, en propriétaire ou en locataire du parc privé, avec des revenus modestes ou très modestes.

Mon enfant est handicapé, peut-on adapter notre logement ?Oui, si son handicap est reconnu.

L'aide tient compte de toutes les personnes du foyer. Un taux d'incapacité d'au moins 50 % ou la PCH, pour vous ou pour votre enfant, ouvre MaPrimeAdapt' sans condition d'âge. Les plafonds de revenus de l'Anah s'appliquent au foyer.

Quels revenus sont pris en compte ?Ceux de tout le foyer, sur le dernier avis d'impôt.

L'Anah additionne les revenus fiscaux de référence de chaque personne du foyer. Elle lit le dernier avis d'impôt disponible au moment où la demande est déposée. Pour un dossier déposé en ce moment, c'est l'avis de 2026, sur les revenus de 2025.

Quels justificatifs du handicap sont acceptés ?Un taux d'incapacité d'au moins 50 %, ou la PCH.

La carte mobilité inclusion (CMI) mention « invalidité » suffit : elle correspond toujours à un taux d'au moins 80 %. La mention « priorité » ne suffit pas seule : il faut y joindre une attestation de la MDPH qui indique un taux supérieur à 50 %. La mention « stationnement » n'est pas acceptée, car elle ne dit rien du taux.

Je suis locataire : puis-je faire adapter mon logement ?Oui dans le parc privé, avec l'accord de votre propriétaire.

MaPrimeAdapt' est ouverte aux locataires du parc privé : vous demandez d'abord à votre propriétaire l'autorisation de faire les travaux. Elle ne concerne pas les logements HLM : parlez de vos besoins à votre bailleur social. Un doute sur votre situation ? Écrivez-nous, nous regardons avec vous.

Je viens d'acheter mon logement : puis-je demander l'aide ?Oui, la date d'achat ne compte pas.

L'Anah ne pose aucune condition d'ancienneté pour un logement que vous venez d'acheter. Si la vente n'est pas encore signée au moment du dépôt, le compromis de vente suffit. L'acte de vente définitif sera demandé plus tard, au moment du paiement de l'aide.

Je loge un parent gratuitement : l'aide est-elle possible ?Oui, c'est le propriétaire qui la demande.

Un propriétaire aux revenus modestes ou très modestes peut adapter un logement qu'il prête gratuitement à un parent ou à un enfant, dans les mêmes conditions que s'il y vivait lui-même. Il faut un contrat de prêt à usage (commodat) écrit, d'au moins six ans. Seuls les revenus du propriétaire comptent. La personne logée gratuitement ne peut pas, elle, déposer la demande.

La personne handicapée ne vit pas chez nous toute l'année : est-ce un problème ?Non, si elle revient régulièrement.

Le logement peut être adapté pour une personne qui vit une partie du temps en établissement, si elle y revient de façon régulière ou occasionnelle. Dans ce cas, c'est le propriétaire occupant qui dépose la demande.

Mon logement appartient à une SCI : puis-je demander l'aide ?Oui, sous conditions, si vous y habitez.

Une SCI ne peut pas demander l'aide, mais l'associé qui occupe le logement peut le faire. Tous les associés doivent alors respecter les plafonds de revenus de l'Anah, et tous doivent être des personnes physiques. Si le logement de la SCI est loué, l'aide n'est pas possible.

Quels logements ne sont pas concernés ?Les logements en construction et les habitats mobiles.

Seuls les logements existants sont concernés : un logement en cours de construction n'y a pas droit. Les chalets, mobile-homes, bungalows et péniches non plus : la loi les considère comme des biens meubles.

Montants et reste à charge

Ce que couvrent les aides, et ce qui reste à payer.

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Quel montant peut-on obtenir ?70 % ou 50 % des travaux, selon vos revenus.

L'aide couvre 70 % des travaux pour un ménage très modeste et 50 % pour un ménage modeste, dans la limite de 22 000 € HT de travaux : soit 15 400 € ou 11 000 € d'aide au plus. Le montant exact se confirme à l'étude de votre dossier.

Mon département ajoute-t-il une aide ?Oui à Paris, et dans trois départements.

À Paris, la Ville ajoute 20 % du montant hors taxes, dans le même dossier que l'Anah. Les Hauts-de-Seine, l'Essonne et les Yvelines ont aussi leur propre aide, avec une demande à part que nous montons en même temps. En Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans le Val-d'Oise, le financement repose sur MaPrimeAdapt', et sur la PCH si vous la percevez. Le détail est sur la page de votre département.

Restera-t-il quelque chose à payer ?Oui, presque toujours.

Les aides portent sur le montant hors taxes. Vous réglez la TVA, la part que les aides ne couvrent pas et les travaux au-delà de 22 000 € HT. Selon votre situation, la PCH ou certaines caisses de retraite peuvent réduire cette part. Avant les travaux, nous établissons avec vous le plan de financement : il montre ce que couvrent les aides et ce qui restera à payer.

Peut-on avoir des travaux avec zéro reste à charge ?Dans certains cas, oui, mais c'est rare.

En cumulant plusieurs aides (Anah, département, PCH, APA), il est parfois possible de ne rien payer. Ces situations restent rares et dépendent de vos revenus, de votre âge, de votre autonomie, des travaux et des aides locales. Méfiez-vous des entreprises qui promettent à tout le monde une douche à 1 € ou des travaux 100 % remboursés. Avant de vous engager, faites vérifier votre situation par un conseiller France Rénov' ou un AMO comme SOSEN.

La PCH peut-elle s'ajouter à MaPrimeAdapt' ?Oui, elle entre dans le plan de financement.

La prestation de compensation du handicap (PCH) peut financer des travaux que MaPrimeAdapt' finance aussi. Son montant est alors intégré au plan de financement. La demande se fait auprès de la MDPH de votre département. Pour l'aménagement du logement, elle peut atteindre 10 000 € sur dix ans, après la visite d'un ergothérapeute. Elle a ses propres conditions, dont un handicap apparu avant 60 ans.

Peut-on cumuler MaPrimeAdapt' et MaPrimeRénov' ?Oui, les deux se cumulent.

Le guide 2026 de l'Anah le prévoit : vous pouvez mener dans un même projet des travaux d'adaptation et des travaux de rénovation énergétique.

J'ai déjà eu une aide pour adapter mon logement : puis-je refaire une demande ?Oui, sur ce qu'il reste du plafond.

Une deuxième demande d'aide à l'adaptation reste possible, mais elle ne remet pas le plafond à zéro. On retire des 22 000 € HT les travaux déjà aidés. Par exemple, après 9 500 € de travaux aidés, il reste 12 500 € HT de travaux finançables. Une aide d'une autre nature, comme MaPrimeRénov', ne réduit pas ce plafond.

Les travaux financés

Ce qui entre dans l'aide, et ce qui n'y entre pas.

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Quels travaux sont les plus fréquents ?La salle de bain, les WC et les escaliers.

Le plus souvent, la baignoire est remplacée par une douche. Viennent ensuite le remplacement du WC avec des barres d'appui, le monte-escalier dans les maisons, les volets roulants électriques, le sol antidérapant et la sécurisation des escaliers (mains courantes, nez de marche, éclairage sur détecteur). Chaque travail financé doit figurer dans le diagnostic autonomie que nous faisons chez vous.

L'accès à ma maison peut-il être adapté ?Oui, si le diagnostic le prévoit.

Les aménagements extérieurs entrent aussi dans l'aide, par exemple une rampe antidérapante pour franchir des marches en fauteuil. Le cheminement doit rester cohérent du trottoir jusqu'à l'entrée, et l'intérieur doit suivre. Une terrasse ou une allée de jardin peuvent entrer dans l'aide. L'Anah regarde chaque cas.

Les meubles de cuisine ou de salle de bain sont-ils financés ?Oui, s'ils sont fixés au mur ou au sol.

Un meuble est financé s'il figure dans le diagnostic et s'il est fixé durablement au mur ou au sol, au point de faire partie du logement. Il n'a pas besoin d'être un meuble spécial pour personnes à mobilité réduite.

La réparation d'un équipement est-elle financée ?Non, l'entretien n'est pas aidé.

Réparer un ascenseur, un moteur de volet roulant ou un monte-charge relève de l'entretien. L'Anah ne le finance pas, ni avec MaPrimeAdapt', ni avec ses autres aides.

L'entreprise doit-elle avoir un label ?Non, ce n'est pas obligatoire.

Aucun label n'est exigé pour les entreprises qui font des travaux avec MaPrimeAdapt'. Les labels Handibat et Silverbat donnent tout de même une garantie sur la qualité des travaux.

Une remise de l'entreprise change-t-elle le montant de l'aide ?Oui, elle est retirée du montant aidé.

Le devis doit donner le prix réel que vous payez, hors taxes et toutes taxes comprises. Une remise ou un cadeau de l'entreprise y figure à part, et son montant est retiré des dépenses retenues. Les devis et factures transmis doivent être ceux que vous avez signés.

En copropriété

Votre appartement, et les parties communes de l'immeuble.

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La copropriété doit-elle voter pour ma douche de plain-pied ?Non, tant que les travaux ne touchent pas les parties communes.

L'assemblée générale vote seulement les travaux qui touchent les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble : une rampe dans le hall, une main courante dans l'escalier, une porte d'entrée motorisée.

Les parties communes peuvent-elles être aidées ?Oui, à 50 %, jusqu'à 20 000 € HT par hall.

L'aide couvre aussi l'accessibilité des parties communes : 50 % des travaux, dans la limite de 20 000 € HT par hall rendu accessible. Les travaux sont votés en assemblée générale, puis le syndicat des copropriétaires dépose la demande. Pour un immeuble parisien, la Ville ajoute 20 %, dans le même dossier. Nous montons aussi ces dossiers de copropriété.

Le dossier et les délais

Le rôle de l'AMO, les démarches, le calendrier.

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Faut-il obligatoirement passer par un AMO ?Oui, sans AMO, pas de MaPrimeAdapt'.

L'assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) vient chez vous faire le diagnostic du logement, dépose le dossier et vous accompagne jusqu'au versement de l'aide. Nous assurons ce rôle à Paris et dans les six départements voisins.

Faut-il un rapport d'ergothérapeute ?Seulement dans deux cas, liés à une chute.

Avant 80 ans, le rapport est demandé si vous avez chuté dans les six derniers mois, avec une hospitalisation et une perte d'autonomie, et si quelqu'un vous aide à domicile. Dès 80 ans, l'une des deux situations suffit. L'aidant peut être un proche, un voisin ou un professionnel, comme une aide à domicile. Un rapport d'ergothérapeute de moins de six mois peut servir, s'il existe déjà.

Qui crée le compte sur le site de l'Anah ?Vous, avec notre aide si besoin.

Le compte sur monprojet.anah.gouv.fr doit être créé par la personne qui demande l'aide : nous ne pouvons pas le créer à votre place. Nous pouvons vous guider. Si vous n'avez pas d'adresse e-mail, ou si l'informatique vous gêne, une Maison France Services peut vous aider à créer l'adresse et le compte.

Peut-on signer les documents à distance ?Oui, la signature électronique est acceptée.

Elle vaut pour tous les documents du dossier, y compris le contrat qui vous lie à votre AMO.

Combien de temps faut-il compter ?De quelques mois à plus d'un an, selon le département.

L'instruction d'un dossier par l'Anah prend en ce moment environ quatre mois à Paris. Dans le Val-d'Oise, elle approche douze mois. Le délai dépend aussi des devis des entreprises et du temps de vos réponses. Si les travaux commencent sans attendre l'accord, un projet peut tenir en moins de trois mois.

Faut-il attendre l'accord des aides pour commencer ?Pas forcément, mais jamais avant le dépôt.

Il est conseillé d'attendre la lettre d'octroi de l'Anah : elle fixe les travaux retenus et le montant prévu de l'aide. Vous pouvez aussi commencer dès le dépôt de la demande, mais jamais avant : des travaux commencés avant le dépôt ne sont pas aidés. Selon votre situation et les aides demandées, nous vous conseillons l'une ou l'autre voie.

Faut-il avancer l'argent des travaux ?Dans la plupart des cas, oui.

Vous réglez les artisans, puis les aides vous sont versées. L'Anah peut verser une avance, jusqu'à 30 % de l'aide, à vous seulement. Elle se demande avant le début des travaux, avec la demande d'acompte de l'artisan. Cette avance allonge le délai : pour un petit montant, nous la déconseillons.

Éviter les arnaques

Les offres trop belles, et comment les repérer.

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Comment reconnaître une arnaque ou une entreprise peu scrupuleuse ?Méfiez-vous des promesses trop belles.

Douche à 1 €, salle de bain à 1 €, travaux 100 % remboursés, rien à débourser : ces promesses doivent vous alerter. Une entreprise sérieuse prend le temps d'évaluer vos besoins, vérifie les aides auxquelles vous avez droit et vous oriente vers un conseiller France Rénov' ou un AMO. Avant de signer, comparez plusieurs devis et demandez l'avis d'un professionnel indépendant.

Quels sont les risques des offres « douche à 1 € » ?Un dossier refusé, ou des travaux mal faits.

Ces offres peuvent cacher des pratiques commerciales douteuses. Votre demande d'aide peut être refusée à l'instruction, ce qui retarde votre projet de plusieurs mois. Vous risquez aussi des malfaçons, ou des difficultés à faire jouer les garanties. Prenez le temps de comparer les offres avant de signer.

Votre question n'est pas dans la liste ?

Quelques questions sur votre situation suffisent pour savoir si vous pouvez prétendre à MaPrimeAdapt'. Si vous le souhaitez, nous vous rappelons sous 48 heures ouvrées.

Vous préférez appeler ? 06 52 69 25 09
Ou écrire : contact@sosen.fr